La recherche au cœur du progrès médical

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La recherche moteur du progrès médical

Vous le savez, le progrès médical passe par la recherche. Recherche et progrès médical sont liés comme les deux faces d’une pièce de monnaie. Le progrès médical est en effet impossible sans que des études scientifiques soient menées. Les études vont permettre de vérifier le bien-fondé des hypothèses des cliniciens, autrement dit de valider scientifiquement l’efficacité et la sécurité des nouveaux traitements ou de nouvelles procédures de soins.

La recherche bio-médicale peut revêtir des formes variées et, en particulier, mobiliser directement soit les patients, soit des données (médicales/cliniques, biologiques et/ou génétiques…) les concernant, soit des échantillons biologiques prélevés sur eux.

On utilise le terme générique de « recherche ou étude clinique » pour qualifier ce type d’approche médico-scientifique.

Accepter que son enfant participe à une étude clinique permet de contribuer à l’effort commun pour le progrès médical.

Les résultats des études visant à valider des hypothèses ne sont pas toujours spectaculaires mais c’est très souvent l’accumulation de résultats de nombreuses études autour d’un même sujet, d’une même question qui vont aider à ce progrès médical.

 

Loin des feux de la rampe, le travail de recherche est donc un travail long, méticuleux et de patience et qui ne fournit pas toujours les résultats espérés.
Ainsi le patient ne tire-t-il pas toujours forcément un profit ou un mieux-être (on parle aussi de bénéfice) en participant à une étude.
Mais il n’existe aucune autre démarche connue et avérée que celle-ci afin d’inventer, d’innover et de faire des progrès en médecine.

Un exemple : Dans le domaine de la prise en charge à la naissance des enfants grands prématurés :
Dans les années 50, les nourrissons prématurés ne faisaient pas l’objet d’une prise en charge particulière et 85 % de ceux pesant moins de 1,5 kg à la naissance mourraient. Grâce à l’adaptation au profit des grands prématurés des techniques de réanimation utilisées chez l’adulte, des progrès considérables ont été faits pour sauver les vies de ces bébés.
Pour encore améliorer l’efficacité des stratégies thérapeutiques comme l’intubation des nourrissons, des études cliniques ont d’abord montré l’intérêt de l’administration de cortisone généralisée pour aider à la maturation des poumons. Administration généralisée à tous les enfants grands prématurés dans les années 80.
Ce sont ensuite d’autres études cliniques menées préalablement sur des centaines d’enfants prématurés dans les années 80 qui ont permis de monter l’efficacité de l’utilisation de surfactant exogène (les poumons immatures en sont exempts), et de généraliser son utilisation comme médicament dans les services de néonatalogie depuis les années 90.

HUGOPEREN Innovation Pediatrie